Fil de séance
Ensuite le papier. Une colonne à la main, même tordue. Une phrase. Si la phrase ressemble à un ordre, on la raye. Somira n’est pas une infrastructure à brancher : c’est une table. Le marché numérique est un objet d’étude, pas un bouton.
Le mercredi dure une soirée. Le samedi, une matinée. On ne filme pas. Si vous restez chez vous la première fois, Julien garde une caméra et coupe le chat si vous le demandez. Ce n’est pas un cours à la demande. La salle reste le lieu.
Lire, ici, n’est pas prévoir. Ce n’est pas « entrer ». C’est rester devant une bande assez longtemps pour la nommer sans la copier. Le lexique tient en peu de mots : bande, pause, retour, plein, vide. Si vous apportez un jargon de plateforme, Julien le traduit ou le laisse à la porte.
Les vingt premières minutes, le téléphone reste dans la poche. Ce n’est pas un slogan. C’est ainsi que la pièce cesse de se rafraîchir. Qui ne tient pas sort et revient. Pas de pénalité : la feuille attend. Pas d’intelligence artificielle à table. Pas de bot. La lecture est lente parce qu’elle doit rester humaine.
Somira n’entraîne pas un métier. Elle ne promet pas qu’après trois séances vous « opérerez ». Après trois séances vous saurez, au mieux, une phrase plus honnête sur un dessin. Pour certaines personnes c’est trop peu. Pour celles qui sont fatiguées des boutons, c’est le point.